M. et Mme L

Autour d’une demeure du début du XXe siècle entièrement restaurée, ce grand jardin a été pensé comme un écrin végétal fluide et structurant. Le dessin en courbes, omniprésent, efface les angles, donne l’illusion d’un jardin sans limites.

L’entrée a fait l’objet d’un soin particulier : une séquence majestueuse, bordée de plantations denses et structurées, accompagne le visiteur et révèle peu à peu la façade principale. Ce traitement souligne le caractère de la maison, tout en affirmant l’identité du lieu dès le premier pas.

L’un des enjeux majeurs était d’intégrer les contraintes de stationnement sans rompre l’unité paysagère. Plutôt que d’opposer usages et esthétique, nous avons choisi un revêtement en pavés jointés de gazon, maintenant une impression de continuité végétale. Même en présence de véhicules, l’espace reste lisible comme un jardin.

Plus loin, la piscine s’inscrit dans le tracé sinueux du terrain. Elle se fond dans le paysage, bordée de massifs légers et de graminées, sans jamais s’imposer visuellement. La palette végétale mêle arbustes fleuris (viburnums, amélanchiers, hydrangeas), vivaces longues floraisons (asters, sauges…), et feuillages mobiles qui attrapent le vent.

Ce jardin joue sur les transitions douces, les volumes en mouvement, et la fusion entre usage et contemplation : un paysage à la fois structuré et libre en harmonie avec l’élégance de la maison.